RETOUR DE L’ENQUÊTE MY EDF 2025

le 19/03/2026


Comme chaque année, cette enquête nous est présentée comme un outil majeur permettant de mesurer l’engagement des salariés et leur bien-être au travail.
Dans les faits, elle ressemble surtout à un exercice de communication destiné à alimenter la vitrine sociale de Framatome.

La première question qui se pose concerne les conditions dans lesquelles cette enquête est réalisée.

Comme chaque année, de nombreux salariés nous ont signalé avoir été relancés à plusieurs reprises par leurs managers, par mail mais aussi oralement, pour répondre à l’enquête. Dans certains services, ces relances sont devenues insistantes, répétées, et clairement orientées vers un seul objectif : faire monter le taux de participation.

Autrement dit, ce qui semble réellement importer à la direction n’est pas tant ce que disent les salariés, mais plutôt le pourcentage de salariés ayant répondu!

Cela permet ensuite d’afficher fièrement un chiffre :
"Voyez comme les salariés sont impliqués dans la vie de l’entreprise : ils participent massivement à l’enquête."

La réalité est pourtant bien connue des salariés :
ils ne répondent pas toujours librement, ils répondent parce qu’on leur demande, très souvent avec insistance.

Pour la CGT Framatome, cette situation pose un problème de fond : une enquête censée mesurer le ressenti des salariés ne peut pas être crédible si sa participation repose sur la pression managériale.

Mais au-delà de la participation, un autre problème majeur demeure : le contenu même de l’enquête. Si la Direction avait réellement la volonté d’améliorer la santé, la sécurité et le bien-être au travail, elle poserait des questions beaucoup plus précises sur la réalité des conditions de travail.

Par exemple :
• Les salariés sont-ils soumis à une intensification et à une surcharge de travail ?
• Ont-ils réellement le temps nécessaire pour réaliser leur travail correctement ?
• Sont-ils régulièrement interrompus dans leurs tâches ?
• Doivent-ils travailler dans l’urgence permanente pour tenir les objectifs ?
• Ressentent-ils de l’appréhension ou du stress à l’idée de venir travailler ?
• Ont-ils la possibilité de décider de la manière dont ils organisent leur travail ?
• Sont-ils associés aux décisions concernant l’organisation de leur travail ?

Ces questions permettraient d’aborder le travail réel, celui que vivent les salariés chaque jour dans les ateliers, les bureaux et au laboratoire.

Car ce sont bien l’organisation du travail, la charge de travail et les moyens disponibles qui déterminent la santé au travail. Pour la CGT Framatome Paimboeuf, on ne peut pas prétendre améliorer le bien-être au travail tout en évitant ces sujets essentiels.

La santé au travail ne se résume ni à un taux de participation à une enquête, ni à des indicateurs de communication interne. Le véritable baromètre du bien-être réside dans la façon dont les salariés vivent concrètement leur travail au quotidien — encore faut-il que la direction ait la volonté réelle de s’y intéresser.


Tract my EDF 2025 V2